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Continuité pédagogique covid19- semaines 6 et 7- 721, 731 et 732- Politique et morale suite

Voici le cours sur les notions suivantes : droit, justice, Etat et société, le devoir, la liberté (autrui pour les ES). Titre : Avons-nous le droit de désobéir aux lois ?

Cours morale et politique 2018 (ne tenez pas compte de l’année !)

  • Questions pour la semaine du 11 au 15/05 : partie I 

– savoir distinguer le droit naturel et le droit positif

-en quoi ces deux définitions permettent-elles de mettre en relation la politique et la morale ? la politique est-elle toujours morale ? doit-elle l’être ?

  • Questions pour la semaine du 18 au 20/05 : partie II (Hobbes)

-savoir distinguer état de nature et état civil

-comment vivrait-on dans un état de nature selon Hobbes ?

-pourquoi faut-il par conséquent, selon Hobbes, un Etat fort ?

-pensez-vous que Hobbes est pour autant en faveur du totalitarisme ou d’une dictature ? selon lui, la politique doit-elle et peut-elle être morale ?


Continuité pédagogique covid-19 semaine 5 – classes 761 et 772- le droit et la justice (Hobbes)

Partie II- Non, nous n’avons pas le droit d’obéir aux lois (le positivisme juridique de Hobbes)

Travail sur le droit Hobbes

Après avoir lu le cours sur Hobbes, répondez aux questions suivantes (pour le 6 mai avant 14h00 car je ferai le bilan avec les 772 ce jour là à 14h15)

  • Qu 1 : définir la distinction entre « état de nature » et « état civil »
  • Qu 2 : comment vivrait-on dans un état de nature ? (serait-on heureux et libres ?)
  • Qu3 : pourquoi selon Hobbes faut-il un Etat fort ?
  • Qu 4 : selon vous, et selon tous les éléments du cours, l’Etat selon Hobbes est-il totalitaire ?
  • Qu 5 : êtes-vous d’accord avec cette conception ?

Continuité pédagogique covid 19 semaine 5 : cours politique et morale 721, 731, 732

Exercice préparatoire au cours « politique et morale » – 2020

  • 721 : pour le 4/05
  • 732 : pour le 5/05
  • 731 : pour le 6/05

1) définissez les termes de « politique » et de « morale »

2)  selon l’opinion commune, quelles relations entretiennent la politique et la morale ? et selon vous, de manière spontanée ?

 3)  qu’est-ce que le machiavélisme ?

 4)  lisez les deux textes de Max Weber (ci-dessous) :

– texte 1 : comment Weber définit-il l’Etat ? selon vous, quelles conséquences faut-il alors en déduire quant aux relations entre la politique et la morale ?

– texte 2 : résumez la distinction entre l’éthique de conviction et l’éthique de responsabilité ; quelle éthique est selon vous applicable aux hommes politiques ?

5) Après avoir réfléchi et lu ces textes, pensez-vous que la politique doit être morale ? (10 lignes environ)

Machiavel, Le prince, (1515) chapitre 18 : Comment les princes doivent tenir leur parole.

Chacun comprend combien il est louable pour un prince d’être fidèle à sa parole et d’agir toujours franchement et sans artifices. De notre temps, néanmoins, nous avons vu de grandes choses exécutées par des princes qui faisaient peu de cas de cette fidélité et qui savaient en imposer aux hommes par la ruse. Nous avons vu ces princes l’emporter enfin sur ceux qui prenaient la loyauté pour base de toute leur conduite. On peut combattre de deux manières : ou avec les lois, ou avec la force. La première est propre à l’homme, la seconde est celle des bêtes; mais, comme souvent celle-là ne suffit point, on est obligé de recourir à l’autre : il faut donc qu’un prince sache agir à propos, et en bête et en homme. (…) Le prince, devant donc agir en bête, tâchera d’être tout à la fois renard et lion : car, s’il n’est que lion, il n’apercevra point les pièges ; s’il n’est que renard, il ne se défendra point contre les loups ; et il a également besoin d’être renard pour connaître les pièges, et lion pour épouvanter les loups. Ceux qui s’en tiennent simplement à être lions sont très malhabiles. Un prince bien avisé ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l’ont déterminé à promettre n’existent plus : tel est le précepte à donner. Il ne serait pas bon sans doute, si les hommes étaient tous gens de bien ; mais comme ils sont méchants, et qu’assurément ils ne vous tiendraient pas leur parole, pourquoi devriez-vous tenir la vôtre ? (…) Au surplus, dans les actions des hommes (…), ce que l’on considère, c’est le résultat. Que le prince songe donc uniquement à conserver sa vie et son Etat : s’il y réussit, tous les moyens qu’il aura pris seront jugés honorables et loués par tout le monde. Le vulgaire est toujours séduit par l’apparence et par l’événement : et le vulgaire ne fait-il pas le monde? De notre temps, nous avons vu un prince qui jamais ne prêcha que paix et bonne foi, mais qui s’il avait toujours respecté l’une et l’autre, n’aurait pas sans doute conservé son Etat et sa réputation.

 

Max Weber, Le Savant et le politique ( 1919), trad. J. Freund, E. Fleischmann et É. de Dampierre, Éd. Plon, coll. 10/18, p. 124. Le monopole de la violence légitime

S’il n’existait que des structures sociales d’où toute violence serait absente, le concept d’État aurait alors disparu et il ne subsisterait que ce qu’on appelle, au sens propre du terme, l’ « anarchie »1. La violence n’est évidemment pas l’unique moyen normal de l’État – cela ne fait aucun doute -, mais elle est son moyen spécifique. De nos jours la relation entre État et violence est tout particulièrement intime. Depuis toujours les groupements politiques les plus divers – à commencer par la parentèle2 – ont tous tenu la violence physique pour le moyen normal du pouvoir. Par contre il faut concevoir l’État contemporain comme une communauté humaine qui, dans les limites d’un territoire déterminé – la notion de territoire étant une de ses caractéristiques -, revendique avec succès pour son propre compte le monopole de la violence physique légitime.

1 au sens “propre” ou étymologique : où il n’y a pas de pouvoir.

2 Famille au sens élargie, ensemble des parents.

 

Max Weber, Le Savant et le Politique (1919), trad. J. Freund revue par E. Fleischmann et É. de Dampierre,  colt. «Bibliothèques», 1963, p. 206-207. Éthique de conviction et éthique de responsabilité

  « Il est indispensable que nous nous rendions clairement compte du fait suivant: toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées. Elle peut s’orienter selon l’éthique de la responsabilité ou selon l’éthique de la conviction. Cela ne veut pas dire que l’éthique de conviction est identique à l’absence de responsabilité et l’éthique de responsabilité à l’absence de conviction. Il n’en est évidemment pas question. Toutefois il y a une opposition abyssale’ entre l’attitude de celui qui agit selon les maximes de l’éthique de conviction – dans un langage religieux nous dirions : « Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l’action il s’en remet à Dieu» – et l’attitude de celui qui agit selon l’éthique de responsabilité qui dit: « Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes. » Vous perdrez votre temps à exposer, de la façon la plus persuasive possible, à un syndicaliste convaincu de la vérité de l’éthique de conviction que son action n’aura d’autre effet que celui d’accroître les chances de la réaction, de retarder l’ascension de sa classe et de l’asservir davantage, il ne vous croira pas. Lorsque les conséquences d’un acte fait par pure conviction sont fâcheuses, le partisan de cette éthique n’attribuera pas la responsabilité à l’agent, mais au monde, à la sottise des hommes ou encore à la volonté de Dieu qui a créé les hommes ainsi. Au contraire le partisan de l’éthique de responsabilité comptera justement avec les défaillances communes de l’homme (car, comme le disait fort justement Fichte–, on n’a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l’homme) et il estimera ne pas pouvoir se décharger sur les autres des conséquences de sa propre action pour autant qu’il aura pu les prévoir ».


Aide pour le sujet de dissertation « Faut-il fixer des limites à l’esprit critique ? » (731, 732, 721)

Bibliographie :

Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, article 18

Descartes, Discours de la méthode, 3e partie (la « morale par provision ») = cf. petit cours sur mon site

Kant, Qu’est-ce que les Lumières (petit cours sur mon site)

Levi Strauss, Race et histoire (petit cours sur mon site dans le cours « autrui)

Locke, Lettre sur la tolérance

Platon, Apologie de Socrate

Voltaire, Dictionnaire philosophique, article « tolérance » (voir encore une fois mon cours sur autrui sur mon site)

Copies de philosophie sur mon site :

Bonne copie d’élèves : « Pourquoi faut-il assumer le risque de penser par soi-même? »

Corrigé de dissertation : « Peut-on douter de tout ? »

 

 


Cours rapide sur la technique séries technologiques (peut servir aux ES)- cours n°2 bac

J’ai fait l’essentiel de la fiche sur Prométhée avec les 751, 761… mais les 762 ne l’ont pas faite car il y a eu ces fameux blocus. Quelques rappels dans le cours « technique STG », qui renvoient au cours nature et culture

Fiche préparation tec-Prométhée

Technique STG


Conseils de lecture pour la dissertation « Peut-on être heureux dans l’ignorance ? » (TES, à rendre le 20/10/2017)

A lire sur le site www.philocours.com, puis sur ce blog :

Lectures :

  • Epictète, Manuel
  • Epicure, Lettre à Ménécée
  • Pascal, Pensées, liasse « divertissement »
  • Platon, République, lettre VII; Gorgias
  • D. Keyes, Des fleurs pour Algernon
  • Huxley, Le meilleur des mondes

Filmographie :

  • Matrix
  • Inception
  • Total Recall