Ces
trois fragments sont regroupés par Brunschwig dans la
section V, intitulée : la justice et la raison des effets.
Ce qui est ici topique pour l’intellection du texte, c’est
la relation entre la rhétorique du texte et la doctrine.
Nous allons voir que la précarité, pauvreté
de la justice face à la force est exprimée par
le caractère elliptique de ces fragments et par l’indigence
du vocabulaire. Il y a assez peu de mots différents,
et les mêmes mots sont souvent répétés
: redondances. Il faudra suivre les articulations naturelles
du texte en alinéas (selon leurs enchaînements).
On
peut effectuer l’analyse en 4 parties.
1,
5 : position et naissance du problème
6, 7 : solution
8, 9, 10 : confirmation de cette solution
11 : justification de cette solution
FR.
103
A-
Remarques sur la rhétorique du texte
1)
Le mode des verbes : indicatif/ impératif ou subjonctif
grammaticalement.
En
2-1 et 2-2 le point de départ est donné à
l’indicatif : qui conduit à un subjonctif (impératif).
En 3 et 4 tout est donné à l’indicatif.
Le « est » est un « il y a ». En 5,
c’est l’impératif : « il faut »
qui introduit à une conclusion « donc » (impératif).
Dérivation de l’impératif à partir
de l’indicatif. La prémisse initiale (2-1 et 2-2)
n’était alors pas seulement indicative si cela
a un sens. Dans l’indicatif se cache, semble-t-il, quelque
forme impérative.
2)
Position rhétorique des éléments du problème
(justice/ force) : les deux termes, ici, sont juxtaposés.
«
Justice, force », ce n’est pas justice Et force,
etc. Ce n’est donc pas anodin. Ils sont face à
face, sans aucun lien. Donc, déjà, signification
doctrinale ! Nous sommes ici rhétoriquement mais aussi
thétiquement, dans la situation du duel ou de l’affrontement
(non de la coordination). Les deux termes sont disjoints.
Il y a un ordre de présentation cependant (justice vient
en premier). Priorité lexicale, rhétorique, de
la justice : elle est première.
La disjonction du titre est explicitée en 2-1 et 2-2
(juste-fort). Mais après cette disjonction, le lien entre
la justice et la force est signifié de deux manières
:
-
négative (3 et 4), ie, il manque quelque chose à
la justice comme à la force, si elle se trouve scindée
de l’autre élément. Il y a une insuffisance
de chacun des deux éléments (4 occurrences de
la disjonction « sans ») et
-
positive ; cf. mode impératif en 5. L’exigence
de réunion est présentée sous deux formes.
La synthèse exigée par le « il faut »
se fera soit sur la base de la justice, soit sur celle de la
force.
3)
Différence de niveau des disjonctions.
La
disjonction est initiale en 3 et 4, terminale en 5 (exigence).
En 3 et 4, la disjonction est descriptive, et donc, formulée
à l’indicatif. En 5 (surtout 5-2) la disjonction
est seulement logique, sans rapport à l’expérience
(alternative de toute solution possible- il peut y en avoir
deux, et on les énonce).
4)
En 6 et 7, la solution est élaborée.
Méthode
d’exhaustion qui consiste à procéder à
une énumération complète des solutions
rhétoriques possibles. Il faut d’abord avoir admis
qu’il y aura une solution. Il ne peut y avoir que deux
types de solutions. Si on en élimine une, on se rabattra
à coup sûr sur l’autre.
En
6, reconnaissance de la règle à suivre par la
position de l’alternative. Qui suivre ? (justice/ force).
P fait apparaître un critère pratique, celui de
la dispute. Quelque chose est disputé ou sans dispute.
La règle de l’action est à trouver dans
la pratique même (ou il est supposé que …).
Une règle ne sera telle que si elle peut effectivement
régler l'action, ie, mettre fin à la dispute ou
à l'affrontement. La connaissance de cette règle,
qui devra vaincre la dispute, c’est la reconnaissance
comme réglant effectivement l’action (6-2).
En
7, nous avons l’élimination de la justice comme
base de départ. Donc, faute de mieux, l’acceptation
de la force. (« Ne pouvant faire que … on a fait
que … »)
B-
Analyse de la thèse
Thème
classique (problème élémentaire de toute
question politique). Si on veut la paix, et on ne peut pas ne
pas la vouloir, il faut réunir deux conditions : justice
et force.
Deux
solutions théoriquement possibles : donner la force à
la justice (fortifier la justice) ou vice-versa (justifier la
force). Solutions parallèles et apparemment équivalentes
(choisissons au hasard ? !).
Dans
cet accord, chacun des deux éléments conserve-t-il
sa spécificité ? On peut voir qu’il s’agit
d’une analyse tautologique en apparence. Il est juste
que ce que qui est juste … mais aussi cette répétition
du terme « juste » cache une distinction ou une
dualité : le juste comme légitime (selon un droit
a priori) et le juste comme légal. Donc, distinction
sémantique.
Le
juste est donc double, et pourtant, il n’est pas qualifié.
C’est toujours le terme « juste ». Dissymétrie
derrière la symétrie rhétorique. La force
est qualifiée selon des degrés.Le plus fort :
qualification. Il n’y a pas de force en soi mais toujours
une plus ou moins grande force. On peut seulement, ainsi, parler
de telle ou telle force (et non plus de LA force). La force
est force si elle est la plus forte. La justice est justice
quelle qu’elle soit.
Le
terme « suivi » revient deux fois : cela cache une
disproportion sémantique. La justice est une valeur qui
appelle, elle vise à être suivie (finalité,
cause finale) : objet d’une aspiration (cohérent,
sensé, etc.). Ceci qualifie la justice idéale,
antérieure à tout droit positif. Le juste est
de l’ordre de l’universel.
Mais
aussi, cause matérielle. C’est inévitable,
inéluctable (on ne pourra rien contre). C’est par
la nécessité brute que la force s’impose.
On ne peut pas faire sans, comme si elle n’était
pas ! (Nécessité aveugle qui s’impose).
Le conflit devient évident par ce seul mot « suivi
» (le conflit est dans le mot même, avec les deux
significations antagonistes de « suivi »). Chaque
instance a bien son exigence d’être suivie, mais,
exigences opposées. Le conflit se trouve à l’intérieur
du fort.
Si
la justice aspire à être suivie, la force quant
à elle n’a pas besoin de le demander, car elle
l’est nécessairement. L’exigence de la force
est toujours une réalité.
3-1
et 3-2 : ici, chacune des deux instances est
considérée en elle-même, dans sa nudité,
mais, par rapport à l’autre. Que signifie
chacune de ces deux instances, si elle est scindée de
l’autre ? La justice n’est pas seulement autre que
la force ; sans force, elle est même sans force. Mais,
pas de jugement de valeur : jugement de fait (c’est ainsi
que les choses se passent). Si la force est sans la justice,
il y a une forme de précarité, mais qui est un
défaut de validité, de valeur. Le tyran exerce
sans légitimité. Du point de vue du droit, le
tyran est un tyran (défaut de justification). L’impuissance
de la justice seule comme la tyrannie, de la force seule, ne
valent pas. La différence passe entre le plan du fait
et de la valeur (défaut d’effectivité et
de validité).
4.
Analyse du conflit des notions. Toujours justice énoncée
en premier. Contredite par la force des méchants (en
elle-même, elle n’a pas de force physique- la seule
force, c’est sa parole). Il faut l’attaquer au niveau
de la parole, puisque c’est là son lieu.
La
force est la ruse des méchants. Se place maintenant sur
le terrain de la justice. La force parle, juge, dit contre,
contredit la justice. Le fort sans la justice ne dit même
qu’une chose (7b). La force s’approprie le lieu
de la parole (3 fois). La prétendue justice n’est
pas la vraie justice. Pauvreté du langage de la force
qui est signifié par la pauvreté lexicale du texte
(redondance : elle dit… elle dit…). La force nie
arbitrairement et brutalement la justice, sans procès,
sans argumentation (4-1’). La raison de cet effet, c’est
la méchanceté (cf. concupiscence). Cf. thème
pascalien de l’homme sans dieu qui est misérable
(fr. 119). Absence d’explication à l’accusation
contre la force. On attendrait une symétrie totale entre
4-1 et 4-2, en ce sens 4-1 paraît incomplet. Il n’est
pas expressément dit que ce sont les justes qui accusent
la force ; c’est indéterminé. Il faudrait
pouvoir vérifier qu’il y a des justes. Ca ne l’est
pas. « Il n’y a pas un juste, pas même un
seul » (St Paul). L’accusation portée contre
la force étant vaine et inefficace, n’a pas d’intérêt
(pas niveau du droit, ici, mais du fait, de la réalisation).
Si le langage de la force est celui de la contradiction, celui
de la justice est celui du droit. Elle est contredite, la justice
accuse (elle pourrait justifier). La force se transpose dans
l’ordre de l’autre pour investir, envahir, le lieu
de la justice. La justice reste toujours dans son lieu. Le parallélisme
est rhétorique mais pas effectif (4-1 et 4-2). Il a pour
effet de rendre plus vive la distorsion entre la justice et
la force. La force se travestit en revêtant les apparences
de la justice puisqu’elle se met à dire. Supériorité
de la justice car rectitude (elle demeure de plus dans son lieu,
son ordre). Mais cette supériorité est d’essence,
et donc, sans conséquences, d’où le pathétique
de la justice : elle est droite, mais faible (vaincue).
Il
veut montrer qu’il parle du point de vue de la justice
: il faut juger des rapports entre justice et force. Cf.
Aristote et la fonction du juge dans le droit. Le juge (cf.
Aristote, livre V Ethique à Nicomaque) est celui
qui, ayant entendu les arguments des deux partis, tire la conclusion
pour garantir le bon ordre social. C’est bien ce point
qui est en cause (cf. aussi fr. 81 où P nous dit que
la paix est le souverain bien). « Il faut donc »
(2-5) est à la fois une conclusion et une décision.
Le juge tire la conclusion des deux parties et prononce une
sentence. Elle n’a rien d’arbitraire. Elle apprécie
au plus juste les arguments et à la limite cette sentence
s’en tient à expliciter la conséquence qui
s’impose pour le bon ordre social. Avant d’être
une volonté, le juge est un intellect. Le jugement n’est
pas prononcé (« il faut donc mettre ensemble »)
mais il manque seulement la seule exigence à laquelle
il devra satisfaire. La non validité de la force n’a
en elle-même aucune légitimité. Comme l’unité
de lieux de référence est nécessaire, sous
peine de guerre, il faut opter entre la justice et la force,
ie, entre une synthèse en référence à
la justice et une référence à la force.
Comment
cet impératif est-il réalisable ? La position
du problème est portée au pathétique le
plus aigu. Il faut mettre ensemble (synthèse). L’analyse
n’a fait que montrer l’antagonisme, le duel entre
les deux ; chacune comportant l’exigence d’être
suivie et mettant ainsi l’autre en question. La solution
est pourtant réputée possible. Cette solution
est déjà précisée (5-2) par le «
et » avec les deux voies qu’introduit cette conjonction.
En apparence, et formellement, on aurait même le choix
total entre les deux voies qui sont présentées
comme aussi correctes et efficaces l’une que l’autre.
Il y a alternative stricte sans aucune forme de priorité
entre l’une ou l’autre de ces sources.
Présentation
de la solution de ce problème (elle est nécessaire,
et théoriquement possible ; mais est-elle réalisable
?). Quelle est leur possibilité de devenir effective
? C’est la justice qui est analysée en premier.
La dispute n’est pas ici un débat juridique, une
discussion argumentée où on prend en compte les
remarques de la partie adverse. Ce sont les méchants
ou les forts qui disputent. La dispute, c’est le conflit,
la violence, le débat. Le terme de dispute devient redondant
par rapport au terme de « sujette ». Dire «
la justice est sujette (exposée) à dispute »,
c’est dire qu’elle est assujettie. En effet, elle
n’est plus que le moyen de la sujétion, ou encore,
sa qualification. C’est par la dispute que la justice
est assujettie à la force. A l’opposé, la
force est très reconnaissable, et dans dispute. Elle
se fait voir, et elle s’impose. Cf. « plus on a
de bras, plus on est fort ». « Etre brave, c’est
montrer sa force ». « Il a 4 laquais ». Nous
avons le superlatif absolu. La force est qualifiée d’une
manière exactement opposée à la justice.
Nous sommes au-delà de la dispute. Quelle force accorder
au « et » ? C’est une coordination, une adjonction
grammaticale, et sémantiquement, une explicitation. «
Et » pourrait être traduit par « c’est-à-dire
». Ce qui a comme conséquence que l’on n’a
plus à débattre à propos de ce qui est
très reconnaissable. La présence la plus forte
fait cesser tout débat. L’accusation à l’égard
de la force n’a même plus lieu d’être.
On est par delà le procès que, en droit, la justice
pourrait intenter à la force. C’est une des deux
solutions qui devient irréalisable. C’est par élimination,
faute de mieux, que la solution réaliste (réalisable)
est élaborée ou plus exactement acceptée
par résignation.
N’y
a-t-il pas une négativité radicale de la solution
? (Qui va consister à « faire que le fort soit
juste »). C’est comme si dans le débat entre
le scepticisme et le dogmatisme, on s’en tenait au scepticisme
qui est dans le vrai, car il attaque sans cesse le dogmatisme
(la prétention à la vérité). Ici,
la thèse sceptique à propos de la justice n’est
pas dépassée (mais elle l’est à la
fin du fr. 85).
Présentation
de la seule solution que l’on peut retenir. C’est
toujours la justice qui est rejetée, elle est toujours
éliminée. On n’a pu donner la force à
la justice. La solution du problème se tire de l’analyse
des deux voies apparemment possibles.
-
« aussi on n’a pu » : formule conclusive.
La différence posée en termes de combat, devient
réalité, et au terme de cette rivalité,
la justice est vaincue parce que contredite. La justice se constituant
au niveau du discours et de l’argumentation, il suffit
qu’elle soit contredite pour être vaincue, contredite.
La cause, c’est l’ordre physique ; le « car
» est une explicitation. Une explicitation est moins qu’une
explication qui apporte des raisons. Débordement de la
force sur le domaine de la justice. C’est maintenant la
force qui va parler, et la justice qui va se taire. Le mouvement
du texte n’est plus seulement une défense mais
une attaque, un mouvement d’annexion. « A dit »
: affirmation. La justice est déboutée de son
lieu. Mais elle se tait. Elle est devenue muette, elle est comme
rien; c'est la force seule qui parle (3 étapes dans ce
discours imposteur de la force).
-
« ainsi… on a fait » : c’est faute de
mieux qu’on a fait autre chose. Ne pouvant faire ceci,
on a fait cela. C’est l’exact opposé de ce
que l’on voulait faire. On se rabat sur l’applicable.
On est passé de l’idéal à l’effectif,
comme position de repli certes, mais comme seule possible. Le
possible, ici, c’est l’effectif. « On a fait
que » : thème de l’effectivité (et
non plus du droit) et de la positivité en deux sens :
elle est double.
En
droit, le terme positif est ce qui est posé par une volonté,
un législateur. De ce fait d’être posé,
il est effectif (il est réalisé, il fonctionne).
Positif est aussi ce qui a de la valeur (« mieux vaut
une injustice qu’un désordre »). Le sujet
de cet acte, ou l’auteur de cette positivité, de
cette réalisation, est le sujet le plus pauvre qui soit.
(« On » a fait que). Le « on » n’a
même pas de nom : le sujet grammatical du discours, c’est
l’insignifiance (incapable d’être un sujet
réel : le langage ne le marque que comme un inconnu).
Nous avons comme sujet ce qui est le plus pauvre, mais il est
aussi ce qui est le plus inéluctable. Le « on »
ne signifie personne, pas même la force. Les substantifs,
la justice, la force, ont disparu (cf. titre). Il y a «
fort » et « juste ». Dans cette seconde conclusion,
il n’y a plus que des qualificatifs, ie, il n’y
a plus d’essence, mais seulement des faits concrets. La
vie humaine est livrée à des actes bruts. Il y
a bien un effet rhétorique de cette phrase qui tient
à l’ambivalence du terme « fait » (cf.
« suivi »). Faire que le fort devienne juste, ce
n’est pas une opération identique à faire
que le juste devienne fort. Dans le second cas, cela ne modifie
pas la force. Alors que dans le premier cas, identifier la justice
à la force entraîne une dénaturation de
la justice, en ceci qu’elle n’a aucune stabilité,
aucune reconnaissance commune. C’est donc là contrefaire
la justice.
FRAGMENT
81
Confirmation
de la solution (8, 9, 10)/ justification (11) par un fait qui
est une finalité. Schème suivant : comment
le droit positif est, de fait, le fruit d’une justification
de la force ? On va de l’universalité
à la particularité, à la force. L’universalité
du début est déjà particularisée
puisque c’est une universalité limitée d’un
pays (pas universalité de la justice idéale et
absolue). C’est donc plutôt une généralité
(universalité d’un pays). Cette généralité
se divise elle-même en décisions particulières
(la pluralité des décisions). Il y a des lois
qui s’appliquent dans tout le pays ; beaucoup de diversités
selon les coutumes. P demande quelle est la cause ? (source).
Si on s’interroge sur la signification de la justice d’un
point de vue généalogique, c’est à
la force que l’on est renvoyé (comme cause). Au
fondement de la justice, on trouve donc la force. Elle est «
d’ailleurs » (droit divin ? lieu indéterminé
? ).
Deuxième
partie du fr. Le souverain bien est la paix. La paix est la
figure politique du souverain bien. Nous avons ici
une justification de la solution qui a fait que le fort est
juste. Qu’en est-il de cette fin ? Nous avons symétriquement
deus adjectifs. Il y a une équivoque sur le mot «
faire ». Le second faire n’est pas un véritable
faire : il est fallacieux. On a simplement « juste »
et non plus la « justice ». Ainsi, la force est
seule et son avantage est d’avoir réussi à
se donner un qualificatif supplémentaire. Alternative
entre justifier et fortifier : d’une part P construit
deux verbes sur deux substantifs ; mais les deux types d’action
qui sont rhétoriquement apparentés (deux verbes
actifs) . Mais il va y avoir une dissymétrie sémantique,
car « fortifier la justice » est une action sensée
et cohérente. Tandis que justifier la force c'est vouloir
justifier l'injustifiable, ça n’a pas de sens,
c’est incohérent.
Comment
faire ? (3 : afin que). C’est l’inéluctable
qui est représenté comme un impératif car
il n’y a pas moyen de faire autrement, ou du moins, mieux.
Et pourtant, ce pis-aller est tout autre chose qu'un simple
pis-aller renversement du pour au contre. Faute de mieux le
pis-aller est aussi le meilleur (renversement) ou au moins,
est quelque chose du meilleur. De leur être-ensemble résulte
un bien, pas seulement un moindre mal. L’expression de
ce bien est même suprême. La paix est vraiment la
représentation du souverain bien (présence anticipée,
mais, voilée, partielle