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Accueil > Méthode > Comment rédiger l'introduction > étape 4
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Deux Exercices

page créée le 01/01/2003

 

 

Résumé:

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Exercice 1

Y a-t-il des êtres inhumains ?

Introduction d'une élève

Alors que les guerres, la violence et la cruauté font malheureusement partie de notre quotidien, nous sommes souvent amenés à penser qu’il existe des êtres inhumains sur terre. En effet, qu’il s’agisse de violence verbale, morale ou physique, que ce soit à la télévision, au cours des informations, ou encore dans la rue, nous sommes régulièrement confrontés à de réelles injustices, à des aberrations face auxquelles nous ne pouvons rester de marbre. C’est pourquoi il nous arrive d’employer l’adjectif d’" inhumain ". Il semble en effet être le seul à pouvoir définir de telles horreurs. Mais nous pouvons tout de même nous demander si nous n’utilisons pas ce terme de manière abusive. En effet, que signifie réellement l’expression d’ " être inhumain " ? Que connote exactement l’adjectif d’inhumain ? Finalement, nous en venons même à poser la question suivante :  y a-t-il des êtres inhumains  ?

Avant de répondre à ces questions et plus précisément à la dernière, il nous faut préciser que l’expression d’être inhumain a de multiples sens. Qu’est-ce en effet, qu’être inhumain ? Est-ce ne pas appartenir au genre humain, ou bien est-ce faire preuve de cruauté envers autrui ? Etre inhumain, c’est peut-être aussi ne pas respecter la nature propre de l’homme. Nous allons donc essayer de résoudre la question en étudiant ces divers aspects du terme " inhumain ".

 

Cette introduction vous paraît-elle ratée, ou réussie ? Pourquoi ?

 

Exercice 2

Pourquoi faut-il assumer le risque de penser par soi-même ?

Introduction d'un élève

 

Penser est le propre de l'homme. Qu'il soit en train de manger, de travailler, ou qu'il dorme, l'homme exerce l'activité de penser. Ainsi, il y a deux manières de penser : l'homme peut penser rationnellement, c'est-à-dire, en faisant usage de sa propre raison, en cherchant en quelque sorte à définir tous les mots qui lui viennent à l'esprit, en les classant, pour parvenir à savoir ce qui est vrai. Mais l'homme peut également penser par images, c'est-à-dire, en laissant indolemment le flux de ses impressions sensibles face au monde qui l'entoure s'installer dans son esprit. Prenons l'exemple d'un sujet qui, lisant un texte, pense immédiatement, sans réfléchir : "ce que dit ce texte est vrai". Cet homme s'est laissé emporter par le flux de ses impressions sensibles : il se trompe lui-même, et se dirige par conséquent vers "de mauvais sentiers" (cf. Le Poème de Parménide). Il croit en effet que c'est parce qu'il aime ce texte qu'il est vrai; il a pensé par images, et non rationnellement, c'est-à-dire qu'il n'a nullement cherché en lui-même en exerçant sa raison si ce que dit le texte est vrai. Alors, penser ou ne pas penser ? Telle est la question...

 

 

1) Pourquoi cette introduction est-elle insuffisante ?

2) Quel est le présupposé de l'énoncé ? (Ici, il y en a deux, un qui correspond à l'opinion commune, un autre qui correspond à celle du philosophe)

3) Quel est l'enjeu ? (C'est lui qui vous met sur le chemin de la problématique; il faut se demander, pour le trouver, ce qui se passe, si on répond oui ou non à la question; ici, il s'agit de se demander ce qui arrive, si on n'assume pas ce risque)

4) Quelle est la problématique ?

 

 


 

 

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