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Exercice
1
Y
a-t-il des êtres inhumains ?
Introduction
d'une élève
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Alors
que les guerres, la violence et la cruauté font malheureusement
partie de notre quotidien, nous sommes souvent amenés
à penser quil existe des êtres inhumains
sur terre. En effet, quil sagisse de violence
verbale, morale ou physique, que ce soit à la télévision,
au cours des informations, ou encore dans la rue, nous sommes
régulièrement confrontés à de
réelles injustices, à des aberrations
face auxquelles nous ne pouvons rester de marbre. Cest
pourquoi il nous arrive demployer ladjectif
d" inhumain ". Il semble en effet
être le seul à pouvoir définir de telles
horreurs. Mais nous pouvons tout de même
nous demander si nous nutilisons pas ce terme de manière
abusive. En effet, que signifie réellement lexpression
d " être inhumain " ?
Que connote exactement ladjectif dinhumain ?
Finalement, nous en venons même à poser la question
suivante : y a-t-il des êtres inhumains ?
Avant
de répondre à ces questions et plus précisément
à la dernière, il nous faut préciser
que lexpression dêtre inhumain a de multiples
sens. Quest-ce en effet, quêtre inhumain ?
Est-ce ne pas appartenir au genre humain, ou bien est-ce faire
preuve de cruauté envers autrui ?
Etre inhumain, cest peut-être aussi
ne pas respecter la nature propre de lhomme. Nous allons
donc essayer de résoudre la question en étudiant
ces divers aspects du terme " inhumain ".
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Cette
introduction vous paraît-elle ratée, ou réussie
? Pourquoi ?
Exercice
2
Pourquoi
faut-il assumer le risque de penser par soi-même ?
Introduction
d'un élève
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Penser
est le propre de l'homme. Qu'il soit en train de manger,
de travailler, ou qu'il dorme, l'homme exerce l'activité
de penser. Ainsi, il y a deux manières de penser
: l'homme peut penser rationnellement, c'est-à-dire,
en faisant usage de sa propre raison, en cherchant en quelque
sorte à définir tous les mots qui lui viennent
à l'esprit, en les classant, pour parvenir à
savoir ce qui est vrai. Mais l'homme peut également
penser par images, c'est-à-dire, en laissant indolemment
le flux de ses impressions sensibles face au monde qui l'entoure
s'installer dans son esprit. Prenons l'exemple d'un sujet
qui, lisant un texte, pense immédiatement, sans réfléchir
: "ce que dit ce texte est vrai". Cet homme s'est laissé
emporter par le flux de ses impressions sensibles : il se
trompe lui-même, et se dirige par conséquent
vers "de mauvais sentiers" (cf. Le Poème
de Parménide). Il croit en effet que c'est parce
qu'il aime ce texte qu'il est vrai; il a pensé par
images, et non rationnellement, c'est-à-dire qu'il
n'a nullement cherché en lui-même en exerçant
sa raison si ce que dit le texte est vrai. Alors, penser
ou ne pas penser ? Telle est la question...
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1)
Pourquoi cette introduction est-elle insuffisante ?
2)
Quel est le présupposé de l'énoncé ?
(Ici, il y en a deux, un qui correspond à l'opinion commune,
un autre qui correspond à celle du philosophe)
3)
Quel est l'enjeu ? (C'est lui qui vous met sur le chemin de
la problématique; il faut se demander, pour le trouver, ce
qui se passe, si on répond oui ou non à la question;
ici, il s'agit de se demander ce qui arrive, si on n'assume pas
ce risque)
4)
Quelle est la problématique ?
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