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Voici
ce qui doit figurer dans votre introduction :
1)
Enoncé de lopinion commune (que vous trouvez
souvent grâce au présupposé du sujet)
2)
Opposer un contre-exemple
3)
Analyse de l'énoncé : définition des termes,
reformulation du sujet, présupposé (toutes
ces étapes sont expliquées en détail dans la
méthodologie de la
dissertation)
4)
Enoncé du problème (souvent sous forme d'une
alternative)
Exemple :
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Organibac,
pp. 162/ 3 : "l'histoire n'est-elle qu'un roman?"
1)
Opinion commune : L'histoire relève davantage
de l'uvre de fiction, d'imagination, que de la connaissance
scientifique. Il n'est nul moyen de vérifier expérimentalement
la reconstruction du passé à laquelle procède
l'historien dont on soupçonne que la subjectivité
joue un rôle déterminant dans le choix des faits
et leur explication.
2)
Cette opinion ne permet pas, cependant, de rendre compte de
tous les cas possibles; on peut donc lui opposer son caractère
partiel : Cette identification de l'histoire à
une fiction réduit l'histoire à une imagerie
d'Epinal. Mais l'histoire en tant que discipline scientifique
ne se réduit pas au récit plus ou moins romancé
de la vie des grands hommes : cette histoire événementielle
n'est que la surface, l'écume" (selon l'expression
de l'historien Fernand Braudel) de vagues beaucoup plus profondes
(mouvements démographiques, économiques) qui
ne peuvent être connus qu'au terme d'une recherche et
par un ensemble de méthodes qui ne diffèrent
pas dans leur principe de celles qui valent dans les sciences
de la nature.
3)
A partir de la juxtaposition de l'opinion commune et de l'objection,
vous convertissez la question en alternative (c'est le problème)
: L'histoire n'est-elle qu'un roman ou peut-elle prétendre
à l'objectivité d'une science de la nature?
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NB
: dans cette introduction, l'énoncé est analysé,
mais d'une façon tellement habile, que ça ne se voit
pas. Mais il est bien analysé, car il y a une définition
sommaire de l'histoire, et une problématisation de la question.
Mais rien ne vous empêche, surtout au début, de faire
quelque chose de plus formel.
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