|
Etre
libre, est-ce
pouvoir
choisir
?
page
créée
le 05/04/2003
|
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| Résumé:
Il
s'agit
ici
de
la
"retranscription"
d'un
travail
interactif
effectué
entre
moi
et
une
élève
de
terminale
L.
Je
lui
ai
d'abord
donné
quelques
conseils
par
rapport
à
un
premier
travail,
puis,
au
fur
et
à
mesure
de
l'écriture
de
son
devoir,
j'ai
pu
l'aider
à
rétablir
ses
maladresses
et
erreurs.
Vous
trouverez
ces
éléments
de
correction
en
rouge,
directement
dans
son
devoir
ou/
et
surtout,
dans
la
deuxième
colonne
du
tableau.
|
|
liens
associés
- fiche
liberté
- cours
liberté
- cours
inconscient
|
Premiers
éléments
de réponse
apportés
:
Tu
dois rechercher
les différentes
définitions
de la
liberté
(conseil
: tu peux
consulter
mon cours
sur la
liberté).
Tu peux
d'abord
démontrer
que la
liberté
est le
libre-arbitre
(qui affirme
que la
liberté
c'est
le pouvoir
de choix).
Mais
la liberté
ne consiste-t-elle
que dans
ce pouvoir?
Pour répondre
à cette
question,
tu dois
te demander
:
-
à quelles
autres
conceptions
de la
liberté
s'oppose
celle-ci
(cf. liberté
politique
des Anciens
: être
libre
consiste
à être
citoyen...)
-
quelle(s)
conception(s)
de l'homme
suppose
chacune
d'elles
-
ainsi
que les
conséquences
de chacune
d'elles
: peut-être
par exemple
les conséquences
de la
première
conception
de la
liberté,
celle
que tu
as à discuter,
sont-elles
néfastes,
dangereuses,
ou peut-être
absurdes,
si bien
que la
liberté
se nie
elle-même...
-
tu peux
aussi
te demander
s'il existe
une liberté
absolue
Ainsi,
tu aurais
quelque
chose
du genre
:
I-
la liberté
n'est
rien d'autre
que le
libre-arbitre,
le pouvoir
de choisir
II-
tu peux
discuter/
critiquer
cette
thèse
en mettant
en évidence
ses difficultés
(soit
son présupposé
sur la
nature
humaine,
soit ses
conséquences)
III-
alors,
pourquoi
pas opposer
à cette
conception
une autre
(conception
de la)
liberté?
ou bien
mesurer
la conception
de la
liberté
comme
pouvoir
de choisir
en montrant
que nous
ne sommes
jamais
complètement
totalement
capables
de choisir
entièrement
librement
(ie :
tu peux
alors
choisir
(sic!)
de soutenir
pour finir
qu'être
libre
c'est
bien avoir
le pouvoir
de choisir,
mais que,
paradoxalement,
cette
liberté
n'est
pas absolue
(cf. théories
de l'inconscient,
que ce
soit l'inconscient
individuel
de Freud
ou l'inconscient
collectif/
social
des sciences
humaines
-cf. déterminismes
sociaux)
Cf.
mes cours
sur :
la liberté
et sur
l'inconscient
(il y
a la critique
de l'inconscient
opérée
par Sartre,
donc,
critique
opérée
du point
de vue
de la
liberté).
Travail
de correction
I :
|
Introduction
:
La
liberté
semble
se
déployer
dans
la
multiplicité
des
possibles,
la
pluralité
des
options
qui
sont
laissées
au
sujet.
Il
paraît
en
effet,
dans
cette
acception
assez
commune
DE
LA
LIBERTE,
que
le
sujet
est
libre
dans
la
mesure
où
il
tranche,
où
il
décide,
où
il
affirme
sa
volonté
dans
le
monde
en
refusant
certains
possibles
et
en
en
transformant
d’autres
en
réalités.
Or
pour
décider,
pour
que
sa
décision
ait
un
sens
et
une
portée,
il
semble
que
le
sujet
doive
avoir
le
choix
entre
divers
possibles,
au
moins
entre
celui
d’agir
et
de
ne
pas
agir,
sans
quoi
il
semble
soumis
à
la
nécessité
dont
la
marque
est
qu’il
n’a
pas
le
choix
et
que
les
choses
s’accomplissent
avec
lui
ou
sans
lui
dans
le
cours
des
phénomènes.
Faut-il
ainsi
penser
qu’être
libre
c’est
pouvoir
choisir
?
Autrement
dit,
faut-il
qu’il
y
ait
la
possibilité
d’un
choix
pour
que
le
sujet
puisse
être
dit
libre
?
Suffit-il
qu’il
y
ait
pouvoir
de
choisir
pour
que
le
sujet
affirme
par
là
son
statut
de
sujet
libre
?
Est-ce
que
pouvoir
choisir
est
une
condition
nécessaire
ou
suffisante
de
la
liberté
?
Le
fait
d’être
libre
est-il
uniforme
au
fait
de
pouvoir
choisir
?
Il
semble
en
effet
que
dans
cette
hypothèse
(laquelle ?
mieux
vaut
dire :
« que
si
…,
alors,
… »)
,
on
soit
renvoyé
de
l’un
à
l’autre
terme
:
être
libre,
c’est
pouvoir
choisir
et
pouvoir
choisir,
c’est
être
libre.
"Pouvoir
choisir"
c’est
à
la
fois
le
pouvoir
de
choix,
la
faculté
de
choisir,
être
capable
d’opter
pour
tel
ou
tel
possible
et
qui
dépend
du
sujet
et
"avoir
le
choix",
c’est-à-dire
qu’il
existe
pour
le
sujet
plusieurs
partis
entre
lesquels
choisir
et
qui
ne
dépend
pas
du
sujet
;
de
fait,
"pouvoir
choisir"
c’est
donc
aussi
avoir
la
liberté
de
choisir
:
là
encore
on
voit
que
liberté
et
choix
se
renvoient
l’un
à
l’autre
:
comment
démontrer
alors
qu’être
libre
c’est
pouvoir
choisir
dès
lors
que
pouvoir
choisir
implique
d’emblée
le
concept
de
liberté
?
L’enjeu
d’une
telle
question
est
à
la
fois
ontologique
et
métaphysique.
Ontologique,
parce
que
la
liberté
est
de
l’ordre
de
l’être
:
mais
est-il
alors
possible
de
définir
ma
liberté
à
partir
du
fait
que
l’on
a
le
pouvoir
de
choisir,
qui
est
donc
de
l’ordre
de
l’avoir
?
Métaphysique
aussi,
parce
qu’elle
interroge
l’être
humain ! !
dans
son
pouvoir
à
se
déterminer
et,
en
outre,
on
peut
se
demander
si
le
pouvoir de choisir
est
le
fondement
métaphysique
de
la
liberté.
De
prime
abord,
la
liberté
s’envisage
comme
pouvoir
de
choisir.
Cependant,
le
fait
de
pouvoir
choisir
ne
suffit
pas
pour
asseoir
la
liberté
et
pour
penser
le
sujet
comme
libre.
(Enfin,)
faut-il
que
plusieurs
solutions
soient
possibles
pour
que
le
sujet
puisse
se
penser
comme
libre
?
Ne
faudrait-il
pas
dès
lors
parvenir
à
une
redéfinition
du
fait
de
pouvoir
choisir,
qui
ne
se
situerait
non
pas
dans
la
multiplicité
des
possibles
mais
dans
l’accomplissement
de
la
nécessité
propre
au
sujet
qui
le
fonde
à
la
fois
comme
être
moral
et
le
fait
advenir
à
lui-même
?
La
liberté
comme
pouvoir
de
choisir
est
la
première
acception
dans
laquelle
nous
comprendrions
intuitivement,
ce
qu’est
la
liberté.
Elle
paraît
d’abord
être
cette
possibilité
qu’à
le
sujet
de
se
poser
des
buts,
de
les
choisir
dans
le
monde
et
de
ne
pas
être
contraint
dans
cette
détermination
par
une
force
ou
par
une
volonté
extérieure,
parce
que
pouvoir
choisir
c’est
aussi
avoir
l’omnipotence
de
ses
choix
et
sur
ses
choix.
L’esclave
n’est-il
pas
ainsi
celui
qui
n’a
pas
le
pouvoir
de
choisir
?
|
Bien introduit,
je
trouve…
… encore
que
la
décision
n’est
peut-être
pas
strictement
synonyme
de
choix ?
Comment
définis-tu
le
choix ?
Ne
serait-ce
pas
la
délibération,
qui
précède
justement
la
décision,
résultat
de
la
délibération ?
Avoir
le
pouvoir
(capacité)
de
choisir,
c’est
pouvoir
considérer
plusieurs
possibles,
comme
tu
le
dis
ci-dessus.
Sois
donc
plus
précise !
Ici,
tu
vas
donc
trop
vite.
Arrête
toi
tout
de
suite
sur
la
formule
du
sujet.
« Pouvoir
choisir ».
Ceci
dit,
c’est
bien
amené
tout
de
même.
Tu
réfléchis
de
façon
vraiment
philosophique,
c’est
d’un
« très
bon
niveau » !
La
notion
de
nécessité
devra
être
creusée
dans
ton
devoir
(dans
I,
je
pense).
Réel essai
de
reformulation
du
sujet :
c’est
bien.
Oui
Mal dit :
veux-tu
dire
synonyme,
ou
identique ? ?
Bien.
Oui ;
tu
analyses
enfin
la
notion
de
choix
et
l’expression
du
sujet !
–Attention
toutefois
à
la
phrase
que
j’ai
sélectionné
en
rouge :
ce
qui
ne
dépend
pas
de
nous
n’est-il
pas
ce
en
quoi
nous
ne
pouvons
rien ?
Ce
qui
est
donné,
le
monde,
la
société,
par
exemple,
cela,
je
ne
le
choisi
pas
parce
que
justement
ça
ne
dépend
pas
de
moi
(cf.
document
joint,
Aristote
et
la
délibération)
Bien ;
tu
montres
ici
que
c’est
un
peu
paradoxal
de
répondre
au
sujet
par
la
négative,
car
pouvoir
choisir
semble
être
la
définition
même
de
la
liberté..
Quelle distinction
fais-tu
entre
ontologique
et
métaphysique ?
Pas très
pertinent.
Ontologie
a
bien
sûr
à
voir
avec
l’être,
mais
si
ici
l’enjeu
est
ontologique,
ce
serait
plutôt
parce
qu’il
interroge
sur
l’être,
l’essence
de
la
liberté,
et
peut-être
au
bout
du
compte
sur
la
nature
du
monde
(contingent,
ou
nécessaire ?).
L’enjeu
ne
serait-il
pas
encore
anthropologique,
ayant
à
voir
avec
l’homme ?
…
Phrase sélectionnée :
bien !
Toutefois,
ce
§
est
un
bel
essai
de
réflexion.
Tu
as
vraiment
de
grandes
qualités
philosophiques,
et
tout
ce
que
je
lis
me
paraît
prometteur
pour
le
bac.
Mais tu « sautes
du
coq
à
l’âne »,
comme
on
dit
vulgairement !
Rien
n’annonçait
ce
retournement !
Formule
cette
idée
sous
forme
d’une
question
(« mais
…. ? »
Voulais-tu
dire
« en
effet » ?
Attention !
Je
trouve
ce
§
incompréhensible !
On
ne
voit
pas,
vraiment,
ce
qui
pose
problème,
et
en
quoi
ce
que
tu
dis
a
à
voir
réellement
avec
la
question !
Soit… mais
ce
§
me
paraît
inutile
(d’autant
plus
qu’au
bout
du
compte,
ton
introduction
est
trop
longue,
et
perd
de
plus
en
plus
en
précision…)
|
|
I.
La
liberté
(considérée/envisagée)
comme
pouvoir
de
choisir.
|
Oui. Ici,
tu
dois
bien
analyser
les
conditions
nécessaires
de
la
liberté,
et
montrer
que
les
réquisits
de
la
liberté
sont
les
mêmes
que
ceux
du
choix
(comme
tu
l’as
bien
vu,
le
choix
suppose
la
liberté).
Analyse
également
la
notion
de
choix,
la
délibération.
Ainsi
que
la
notion
de
nécessité.
A
quoi
s’oppose
encore,
pour
l’homme,
le
pouvoir
de
choisir ?
Ne
peut
choisir
celui
qui
est
« déterminé »…
|
|
II.
Pouvoir
choisir
ne
suffit
pas
à
asseoir
la
liberté
;
ne
fonde
pas
la
liberté
;
n’assoit
pas
le
sujet
comme
sujet
libre.
A.
La
liberté
d’indifférence
comme
le
degré
le
plus
bas
de
la
liberté.
B.
Pouvoir
vraiment
choisir,
c’est
ne
plus
pouvoir
choisir
(cf.
le
choix)
Quand
mon
esprit
penche
autant
d’un
côté
que
de
l’autre
:
Rodrigue
C.
?
trans
I
vers
II ? ?Le
pouvoir
de
choisir
ne
fonde
la
liberté
que
lorsqu’il
est
engagé,
lorsqu’il
y
a
choix
c’est-à-dire
à
la
fois
fait
de
choisir
et
objet
choisi.
Pouvoir
de
choix
qui
ne
s’investit
pas
( ?),
c’est
la
liberté
elle-même
qui
ne
s’investit
pas,
parce
qu’elle
ne
s’exerce
pas.
La
liberté
est
lorsque
le
sujet
agi.
Etre
libre
c’est
faire
agir
sa
liberté
et
donc
le
pouvoir
de
choisir.
Le
choix
en
tant
que
fait
de
choisir
engage
mon
pouvoir
de
choisir,
il
montre
comment
il
est
pouvoir
de
ma
volonté
qui
s’engage,
il
montre
ma
libre
détermination
;
en
tant
qu’objet
choisi.
Etre
libre
c’est
faire
agir
son
pouvoir
de
choisir
non
pas
parce
qu’il
le
fait
choix
(de
plus
un
choix
suivant
sa
qualité
n’engagera
pas
forcément
plus
de
liberté
pour
moi)
mais
parce
qu’il
est
acte
d’une
volonté
qui
s’est
déterminée.
cas
où
je
suis
libre
et
où
pourtant
je
ne
peux
pas
choisir
cas
où
je
ne
suis
pas
libre
mais
où
pourtant
je
choisis
|
Oui, c’est
pas
mal.
Mais
il
faut
que
tu
annonces
cela
sous
forme
de
question,
que
tu
vas
t’appliquer
ici
à
résoudre
de
manière
démonstrative,
en
montrant
les
difficultés
de
I.
Pour bien
montrer
que
tu
réponds
à
la
question,
insistes
bien
que
cette
critique
du
libre-arbitre
revient
à
montrer
que
si
être
libre,
c’est
pouvoir
choisir,
alors,
comme
le
choix
libre
ou
entièrement
libre
n’existe
pas,
cela
semble
remettre
en
question
la
liberté
elle-même…
Mais
que
ce
sujet
est
finalement
compliqué ! !
Bonne idée :
utilisation
d’exemples
littéraires.
Que veux-tu
dire
par
« investir » ?
§ un peu
trop
vague ;
attention,
on
ne
comprend
pas
toujours
ce
que
tu
veux
dire
Oui…
|
|
III.
Repenser
le
choix
:
au
delà
de
la
multiplicité
des
possibles
Repenser
le
pouvoir
choisir
:
le
choix
n’est
pas
dans
la
multiplicité
des
possibles
et
pouvoir
choisir
doit
être
pensé
comme
un
devoir
choisir
qui
se
confond
avec
le
vouloir
choisir.
les
héros
tragiques
sont-ils
libres
+
le
dilemme
cornélien
avoir
le
choix
/
pouvoir
choisir
:
si
je
ne
choisis
pas,
si
je
n’arrête
pas
mon
choix
j’ai
quand
même
le
pouvoir
de
choisir
je
ne
choisis
pas
apparaît
comme
le
plus
haut
degré
de
ma
liberté
et
pourtant
le
plus
bas
;
liberté
d’indifférence=suspendre
son
choix
avoir
l’embarras
du
choix
et
ne
pas
pouvoir
choisir
:
trop
de
choix,
je
ne
parviens
pas
à
me
décider
;
peser
le
pour
et
le
contre
mais
impasse
Achtung
:
on
ne
se
demande
pas
si
le
choix
est
libre
ou
non
on
se
demande
si
le
fait
de
pouvoir
choisir
fonde
la
liberté
Pouvoir
choisir
/
de
choix
le
vote
démocratique
;
voter
c’est
choisir
;
acte
de
liberté
|
Je « vois »
ce
que
tu
veux
faire/
dire :
ça
m’a
l’air
pas
mal…
? ?
(c’est-à-dire ?)
je ne vois
pas
ce
que
tu
veux
dire
oui, mais
c’est
pourtant
ce
que
tu
as
fait
en
II,
non ?
Penses-tu
que
l’on
puisse
de
toute
façon
faire
abstraction
de
cette
autre
question ?
|
C’est
surtout
la troisième
partie
qui est
à revoir :
ton devoir
n’avance
plus,
tu me
sembles
être dans
une impasse.
Je t’envoie
quelques
documents
(sur Sartre
et Aristote)
qui peut-être
te permettront
de décanter
tout ça.
Cf. fait
que Sartre
a une
conception
autre
de la
liberté :
pour lui,
le choix
n’est
pas quelque
chose
de libre
(cf. la
célèbre
phrase :
« quand
je délibère,
les jeux
sont faits »).
La liberté
n’est
pas choix.
Ce n’est
donc pas,
pour lui,
le pouvoir
de choisir
qui peut
fonder
la liberté,
car le
« pouvoir »
de choisir
n’est
qu’une
illusion,
etc. (c’est
une des
pistes
possibles)
Tu
peux également
dans cette
dernière
partie
insister
plus sur
ton premier
plan.
Pense
aussi
aux thèses
stoïciennes
et spinozistes
selon
lesquelles
être libre
c’est
accepter
la nécessité,
une fois
qu’on
l’a bien
comprise.
Mais cela
supposerait
que tu
ais remis
en cause
à un moment
le pouvoir
de choisir
d’un point
de vue
ontologique
(tiens !
ça me
fait penser
que tu
avais
annoncé
dans ton
intro
cet aspect,
que tu
ne sembles
pas aborder
dans ton
développement !
attention !),
i.e.,
en disant
qu’il
suppose
certaines
conditions
du côté
du monde
(naturel
comme
social)
qui ne
sont pas
existantes :
cf. contingence.,
qui s’oppose
à la nécessité.
Voilà
pour les
quelques
conseils
que je
peux te
donner.
J’aurais
à mon
tous une
question :
j’aimerais
savoir
si tu
as l’impression
de réellement
progresser
en étant
aidée
tout au
long de
la construction
de ton
devoir ?
Bien sûr,
tu ne
pourras
sans doute
le « savoir »
qu’au
bout de
quelques
temps,
mais pense
à me le
dire !
As-tu
lu le
petit
essai
sur la
liberté
d’H. Arendt
dans La
crise
de la
culture ?
C’est
très intéressant !
Elements
de correction
II :
|
Au
secours
!
En
fait
je
n'arrie
pas
à
bâtir
ma
seconde
partie
;
je
m'embrouille
dans
le
concept
de
liberté
d'indifférence,
l'âne
de
Buridan,
etc...
En
outre
je
pense
qu'il
faudrait
faire
intervenir
dans
cette
partie
Sartre
et
Aristote.
J'ai
déjà
commencé
à
rédiger
ma
deuxième
partie
mais
ça
ne
tourne
pas
rond.
Faut-il
commencer
par
revenir
sur
la
définition
de
la
liberté
?
Faudrait-il
faire
plutôt
:
II.
Etre
libre
n'est
pas
homogène
au
fait
de
pouvoir
choisir.
A.
Le
fait
de
pouvoir
choisir
ne
suffit
pas
à
asseoir
ma
liberté
(liberté
d'indifférence=>je
réalise
un
choix
arbitraire=>choix
sans
raison
=>
cette
liberté
est
le
plus
bas
degré
de
liberté=>
pouvoir
de
choix
immense
mais
liberté
la
plus
basse
qui
soit)
;
en
reprenant
vos
documents
:
B.
Sartre.
C.
Aristote.
D.
Retour
à
Descartes
:
besoin
d'un
entendement
éclairé
:
le
pouvoir
de
choisir
qui
fonde
ma
liberté
ne
me
laisse
pas
le
choix
=>
le
pouvoir
de
choix
qui
fonde
la
liberté
est
au
delà
de
la
multiplicité
des
possibles
=
mon
III
avec
Kant
(Fondements
de
la
métaphysique
des
moeurs).
Est-ce
que
vous
pourriez
m'aider
à
bâtir
ce
grand
II
;
comment
l'organeriseriez-vous
?
Je
vous
joins
la
suite
de
ma
dissert
:
le
I
et
l'esquisse
embrouillée
de
mon
II.
Evi
|
c’est
vrai
que
ce
n’est
pas
évident ;
or,
il
faut
à
tout
prix
que
tu
ais
des
définitions
précises !
La
liberté
d’indifférence,
c’est
n’être
déterminé
par
rien
à
faire
ce
que
l’on
fait ;
c’est
en
fait
le
libre-arbitre,
mais
ici,
ce
qur
quoi
on
met
l’accent,
c’est
sur
le
fait
qu’aucun
des
éléments
en
présence
ne
nous
incline
plus
qu’un
autre ;
d’où
l’âne
de
buridan,
expérience
de
pensée
destinée
à
montrer
l’absurdité
d’une
telle
« libert é»…
Il
ne
me
semble
pas
« méthodique »
de
faire
intervenir
dans
une
même
partie
ces
deux
auteurs !
En
effet,
Sartre
critique
la
délibération
rationnelle.
Aristote
devrait
te
permettre
de
conceptualiser
un
des
termes
de
ton
sujet :
le
choix.
Qu’est-ce
que
choisir ?
Donc :
devrait
plutôt
apparaître
en
I.
Je
sais
que
c’est
ton
plan,
mais,
j’insiste,
quand
tu
rédigeras,
il
faut
une
question,
qui
doit
venir
après
l’amorce
de
quelque
chose
qui
ne
va
pas
dans
l’identité
première.
Evite
le
terme
d’ »asseoir »
et
privilégie
le
terme
de
« fonder ».
Bon,
je
crois
avoir
trouvé
comment
tu
peux
t’en
sortir
ici :
cf.
ce
que
je
t’ai
dit
en
intro
juste
avant :
la
liberté
d’indifférence
est
UNE
certaine
manière
de
définir
le
libre-arbitre ;
dans
ce
cas,
en
I,
tu
n’en
auras
pas
parlé
en
ces
termes.
Le
résumé
du
A
me
paraît
d’aillleurs
tout
à
fait
approprié !
Par
contre,
j’insiste,
Sartre
et
Aristote
ne
me
semblent
pas
avoir
leur
place
ici.
J’espère
ne
pas
t’avoir
embrouillée,
par
conséquent,
en
t’envoyant
des
documents
supplémentaires ! !
En
fait,
ici,
ton
problème,
c’est
qu’il
y
a
beaucoup
trop
d’auteurs :
Descartes,
Aristote,
Sartre,
tu
te
rends
compte,
un
peu !
Alors
que
ces
auteurs
ont,
quand
même,
une
vision
du
monde
différente,
et
pas
les
mêmes
présupposés !
Je
pense
donc
qu’il
te
faut
ici
insister
sur
le
texte
de
Descartes,
et,
c’est
vrai,
tu
peux
te
servir
une
nouvelle
fois
d’Aristote,
pour
montrer
que
les
caractères
essentiels
–soit
de
la
liberté
–soit
de
la
délibération,
sont
absents
de
la
liberté
d’indifférence,
qui
est
la
définition
ultime
de
la
liberté
qu’on
est
à
terme
mené
à
adopter.
|
|
Première
partie
:
La
liberté
comme
pouvoir
de
choisir
est
la
première
acception
dans
laquelle
nous
comprendrions
intuitivement,
ce
qu’est
la
liberté.
Elle
paraît
d’abord
(en
effet)
être
cette
possibilité
qu’à
le
sujet
de
se
poser
des
buts,
de
les
choisir
dans
le
monde
et
de
ne
pas
être
contraint
dans
cette
détermination
par
une
force
ou
par
une
volonté
extérieure,
parce
que
pouvoir
choisir
c’est
aussi
avoir
l’omnipotence
de
ses
choix
et
sur
ses
choix.
L’esclave
n’est-il
pas
ainsi
celui
qui
n’a
pas
le
pouvoir
de
choisir
?
Celui
auquel
jamais
deux
possibilités
ne
seront
proposées
et
qui
sera
toujours
face
à
un
réel
univoque
qui
est
le
réel
de
l’ordre
qui
lui
est
donné
d’en
haut
?
L’esclave
n’a
pas
le
choix
;
il
est
tenu
d’obéir
à
ce
qui
lui
est
demandé
et
en
ce
sens
il
n’est
pas
libre.
(fais
un
2ème
§)
Cependant
cette
description
de
l’esclave
n’est-elle
pas
trop
conventionnelle
?
En
quel
sens
pouvons
nous
dire
que
l’esclave
n’a
pas
le
pouvoir
de
choisir.
Certes
il
n’a
pas
le
choix,
mais
il
a
le
pouvoir
de
choix.
Ne
peut-il
pas
trouver
d’alternative
à
sa
condition
?
N’a-t-il
pas
le
choix
entre
obéir
et
désobéir
?
Il
peut
se
conformer
à
son
statut
ou
le
refuser
en
bloc
et
défendre
son
statut
d’homme
raisonnable,
capable
d’affirmer
dans
le
monde
sa
volonté,
c’est-à-dire
manifester
une
capacité
à
choisir
qui
peut
aussi
être
une
capacité
de
refuser.
Le
sens
qu’Aristote
a
donné
au
mot
"esclave"
dans
Le
Politique
qui,
si
nous
ne
pouvons
y
souscrire,
nous
éclaire
cependant
sur
les
liens
entre
"pouvoir
de
choix"
et
"être
libre",
est
plus
essentiel
que
cette
privation
accidentelle
de
la
situation
dans
laquelle
tout
homme
libre
se
trouve
quotidiennement,
celle
de
choisir
entre
diverses
options.
Pour
Aristote,
l’esclave
est
celui
qui
n’a
pas
cette
capacité
délibérative,
qui
n’a
pas
le
pouvoir
de
choix
et
qui,
par
voie
de
conséquence,
n’a
pas
le
pouvoir
de
choisir.
Les
termes
sont
ainsi
renversés
:
on
n’est
pas
privé
de
sa
capacité
de
choisir
parce
qu’on
est
esclave,
mais
on
est
esclave
parce
que
par
nature,
cette
faculté
de
choisir,
le
pouvoir
de
choix
manque.
Le
pouvoir
de
choisir
semble
donc
bien
être
ce
qui
fonde
ma
liberté.
(nouveau
§)
A
l’inverse,
le
fait
de
ne
pas
pouvoir
choisir,
semble
ruiner
ma
liberté.
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